


La démarche Chantier Vert a pour but de gérer les nuisances environnementales engendrées par les différentes activités liées au chantier. Pour un chantier de construction, réduire les nuisances environnementales répond à deux objectifs, selon deux échelles :
- celle du chantier et de sa proximité : il s’agit des nuisances ressenties par les usagers, extérieurs ou intérieurs au chantier (personnel du chantier, riverains, occupants dans le cas de réhabilitation, usagers de la voie publique). Ces nuisances sont par exemple le bruit, les salissures, les circulations, les stationnements.
- celle de l’atteinte à l’environnement et à la population en général : l’objet est de préserver les ressources naturelles et de réduire l’impact des chantiers sur l’environnement. Cet objectif revêt une importance particulière au regard des nuisances provoquées par l’ensemble des chantiers de bâtiment, surtout en termes de déchets produits et de pollutions induites.
On distingue trois types de cibles pour la mise en œuvre d’actions de gestion et de réduction des nuisances environnementales :
- les flux entrants du chantier : engins et matériels utilisés sur le chantier, matériaux et produits mis en œuvre…
- le chantier lui-même : techniques employées, gestion des déchets…
Le Développement Durable est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland, « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
Autrement dit, la démarche de développement durable a pour objectif de définir des schémas viables et conciliant les trois aspects économique, social et environnemental des activités humaines ; trois « piliers » à prendre en compte, par les collectivités comme par les entreprises et les individus.
On appelle empreinte écologique l’estimation de la surface dont l’homme a besoin pour subvenir à ses besoins, selon son mode de vie ; il s’agit d’évaluer son impact sur la planète. L’empreinte écologique se mesure généralement en surface (hectares par individu, ou hectares consommés par une ville ou un pays pour répondre à ses besoins, par exemple).
Cet indice simple et immédiatement opérant n'a pas la prétention de tout décrire. Il sous-estime certains impacts comme la pollution et dégradation qualitative des écosystèmes, la production de toxiques, les impacts sur la biodiversité… qui peuvent néanmoins être calculés et intégrés dans un calcul affiné de l'empreinte.
Energies renouvelables (dont panneaux solaires thermiques)
Une énergie renouvelable est une énergie renouvelée ou régénérée naturellement, indéfiniment, et inépuisable. Les sources d’énergies renouvelables sont nombreuses :
- l’éolien : utilise le vent,
- l’hydraulique : utilise la force de l’eau,
- le solaire : utilise le soleil pour produire plusieurs types d’énergie
o l’énergie solaire thermique (production de chaleur par conversion de l'énergie contenue dans le rayonnement solaire, installations : panneaux solaires thermiques, chauffe-eau solaire…),
o l’énergie thermodynamique (production de vapeur à partir de la chaleur du soleil),
o l’énergie photovoltaïque (production d’électricité à partir de la lumière, installations : panneaux solaires photovoltaïques…),
- la géothermie : consiste à extraire l’énergie contenue dans le sol pour l’utiliser sous forme de chauffage ou la transformer en électricité.
- les flux sortants du chantier : déchets évacués, nuisances générées vis-à vis des riverains…
Equipements électroménagers classe A
Certains types d’équipements électroménagers sont très voraces sur le plan énergétique… Pour choisir son lave-vaisselle ou son frigo tout en portant attention à son impact environnemental, l’étiquette énergie est apparue en 1994 à l’initiative de la Commission Européenne.
Celle-ci renseigne sur les consommations des différents modèles. Elle indique :
- le niveau de consommation d’énergie de l’équipement,
- la consommation d’électricité,
- le niveau de bruit (mention facultative),
- des données spécifiques à chaque type d’équipement : la capacité de la cuve (en kg) pour les lave-linge, etc.
L’étiquette énergie est obligatoire pour les réfrigérateurs, congélateurs, combinés, lave-linge, sèche-linge, lave-linge séchants et lave-vaisselle mais aussi pour les lampes, les fours électriques et les climatiseurs.
Créé en 1993, le Forest Stewardship Council (FSC) est un écolabel qui assure une gestion forestière respectueuse de l’environnement. Un produit labellisé FSC veut dire que le bois qu’il contient a été produit dans des conditions de garantie respectueuses de la gestion durable des forêts.
Pour garantir au consommateur la labellisation FSC, chaque intervenant de la chaîne de transformation et de commercialisation d’un produit doit être certifié.
Il existe également l’appellation PEFC.
Développé depuis 1999, le « Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes », est une marque de certification de gestion forestière, visant à contribuer à la gestion durable des forêts.
Apposé sur un produit en bois ou à base de bois, le logo garantit que ce produit est constitué d'au moins 70% de bois issu de forêts gérées durablement.
Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz qui contribuent à l'effet de serre. L'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère terrestre est principalement due aux activités humaines et est à l'origine du réchauffement climatique.
Le CO2, ou gaz carbonique, est l’un des principaux gaz à effet de serre.
L’inertie thermique d’un bâtiment est sa capacité à stocker de la chaleur dans ses murs, ses planchers, etc. Plus l'inertie du bâtiment est forte, plus celui-ci se réchauffe et se refroidit lentement. Ce laps de temps est le déphasage. Plus les murs sont épais et les matériaux qui les constituent sont lourds, plus l'inertie est importante et donc le temps de déphasage important. Privilégier l'isolation côté extérieur protège extérieurement l'habitation et permet intérieurement à l'inertie thermique des murs de jouer son rôle.
La norme internationale ISO 14001 prescrit les exigences relatives à la mise en place d’un système de management environnemental (SME). Elle repose sur l'amélioration continue des performances environnementales, même si elle n'établit pas d'exigences en matière de niveau des performances.
Le certificat ISO 14001 est délivré après la réalisation d'un audit externe par un organisme de certification. Le certificat ISO 14001 est valable 3 ans : les 2 premières années suivant la certification, 2 audits de suivi sont réalisés ; un audit de renouvellement est opéré la 3ème année.
Minergie est un label suisse de haute qualité qui garantit le confort et la performance énergétique des bâtiments.
Il est applicable à tout type de bâtiment, en neuf ou en rénovation, et adaptable à tout type d'architecture. Il induit une exigence de performance de 42 kWh/m²/an en neuf et 80 kWh/m²/an en rénovation, tout en maîtrisant le niveau des investissements. Le calcul est adapté à la RT 2005 (Voir THPE).
Plusieurs niveaux de label sont possibles : Minergie, Minergie-P (passif), Minergie-Eco (écologique), Minergie-P-Eco (passif et écologique).
Un pont thermique est une partie (zone ponctuelle ou linéaire) de l’enveloppe du bâtiment où la résistance thermique est modifiée (diminution) de façon sensible par :
- la pénétration totale ou partielle de l'enveloppe du bâtiment par des matériaux ayant une conductivité thermique différente (par exemple : les systèmes d'attaches métalliques qui traversent une couche isolante),
- un changement local de l'épaisseur des matériaux de la paroi, ce qui revient à changer localement la résistance thermique,
- une différence entre les surfaces intérieure et extérieure (par exemple : au niveau des liaisons entre parois).
Les écolabels sont les signes officiels de reconnaissance des avantages environnementaux des produits qui les portent. Mis en place par les pouvoirs publics, ils garantissent à la fois la qualité d'usage d'un produit et ses caractéristiques écologiques.
Pour les produits mis sur le marché français et/ou européen, il existe deux écolabels :
- Ecolabel européen : label écologique propre à tous les pays membres de l’Union Européenne,
- NF Environnement : marque de certification écologique officielle française.
Pour ces deux labels, l’organisme certificateur est AFNOR (Association Française de Normalisation).
Un produit phytosanitaire a pour but de :
- protéger les végétaux ou produits végétaux contre tout organisme nuisible,
- exercer une action sur les processus vitaux des végétaux (régulateur de croissance),
- assurer la conservation des végétaux,
- détruire les végétaux ou parties de végétaux indésirables.
Il comprend la ou les substances actives et les adjuvants qui permettent d'améliorer la stabilité du produit mais aussi l'efficacité des substances actives.
Les produits phytosanitaires sont classés par leurs usages. Les principaux sont : les herbicides (lutte contre les mauvaises herbes), les fongicides (contre les champignons), les insecticides (contre les insectes)…
Ces produits sont toxiques pour tout ou partie de l’environnement, avec un impact plus ou moins étendu et rémanent selon les cas. La réglementation sur les produits phytosanitaires a donc pour objectif de garantir l'efficacité des préparations mais aussi, leur innocuité pour le consommateur et l'environnement en les autorisant pour certains usages seulement et en fixant les conditions d'application.
Le secteur protégé regroupe les Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT). Anciennement appelées CAT (Centres d’Aide par le Travail), ces structures permettent à des personnes lourdement handicapées d'exercer une activité professionnelle dans des conditions de travail aménagées.
Très haute performance énergétique (THPE)
Ce label volontaire vient compléter la réglementation thermique 2005 (RT 2005). La RT 2005 vise à une amélioration d’au moins 15% de la performance énergétique de la construction neuve, une limitation du recours à la climatisation et la maîtrise de la demande en électricité.
Le label Très Haute Performance Energétique (THPE) atteste alors la conformité des bâtiments nouveaux à un référentiel qui intègre les exigences de la RT 2005, un niveau de performance énergétique supérieur à l’exigence réglementaire (consommation d’énergie inférieure d’au moins 20% à la consommation de référence définie par la RT 2005) et des modalités minimales de contrôle.

Euronext Paris - 09/03/2010 - 53,89 €



